Travailleur dès son plus jeune âge, intelligent, polyglotte (français, anglais, allemand), Pierre-Hardy en imposait par sa taille (1,85m) et son charisme, mais aussi par ses compétences, sa tolérance, sa générosité, sa disponibilité et son souci constant de partage. Il était toujours disponible, en particulier pour accueillir, aider, conseiller ses concitoyens antillais, mais aussi pour "coacher" les jeunes footballeurs. Il aimait la chasse et les chevaux et avait une écurie de courses réputée.
7ème enfant d'une famille de huit, il était le fils de Charles-Maurice-Éraldy Roy-Meshuit (1842-1891) et de Rose-Raymonde Zizine (1852-1921). Il porte le nom de sa maman car son père n'a reconnu que le fils aîné. Pierre-Hardy descendait d'une lignée créole par son père et d'une lignée d'esclaves par sa mère. Il détestait l'injustice et n'hésita pas à s'engager fermement quand son frère Charles, socialiste, fut assassiné en 1925, ou quand un journaliste martiniquais, André Aliker fut assassiné en 1936.
Il épousa le 13 juin 1914, à Bordeaux, Valentine-Clémentine Denniel (1886-1968?), postière originaire de Saint Omer. Ils eurent cinq enfants dont deux morts en bas âge ; les trois autres, Louis (1917- ? ) (qui sera aussi médecin comme son père), Georges (1919- ? ) et Jean (1922-1988), furent tous trois pharmaciens. C’est ce même Jean, sportif (participant aux J.O d'Helsinki, en 1952, en hockey sur gazon) qui épousa Jacqueline (décédée), avec qui il eut un fils et trois filles (dont Myriam).
Il a acquis le domaine de la Grange-la Prévôté le 19 septembre 1933 et l'a revendu au Conseil Général de la Seine le 22 février 1958. Ce dernier passa une convention le 25 mars 1959 avec l'Institut Gustave Roussy pour en faire un “centre médico-diététique”. Le domaine ne fut pour P.H Zizine qu’une résidence secondaire (jusqu'à la guerre) et un relais de chasse (jusqu'à sa revente). Il y accueillait amis et chasseurs, ainsi que des Antillais et des sportifs. Les repas d'après chasse se déroulaient dans l'un des deux pavillons d'entrée.